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dimanche 6 novembre 2016

Bon dimanche à tous



"Billet d'humeur :
De la critique, constructive ou destructrice.



Comme un grand nombre de mes contemporains, j’ai coutume d’affirmer que la critique est utile pour progresser.

Mais de quelle critique, au juste parlons-nous ?

Celle, fort répandue heureusement, qui s’exprime sans attaque personnelle ni jugement de valeurs : points faibles (comme points forts) sont relevés, mais surtout argumentés. On peut (doit) exprimer une opinion différente, voire même divergente, sans se croire obligé d’être systématiquement offensif, agressif. Ceux qui s’y commettent perdent rapidement leur crédibilité.

Il faut être précis, ne pas se réfugier derrière de multiples interpellations, dont les points d’interrogations ne suffisent pas à masquer la faiblesse et même… l’indigence des arguments, signe d’un manque de confiance en soi.

Une bonne critique reste factuelle, n’impose pas un point de vue personnel, propose encore moins une solution : cela s’appelle l’objectivité !

Constructive ? Destructive ? Le lecteur – qui ne peut-être pris en otage – réalise rapidement et fait la différence, qui n’est jamais en faveur du prédateur déguisé.

« La critique est une chose bien commode : on attaque avec un mot, il faut des pages pour se défendre ». Jean-Jacques Rousseau

L’art de blesser semble devenir avec internet, un passe-temps pour quelques individus, qui font de cet exercice le quotidien de leur existence : critiquer pour critiquer n’est pas compatible avec l’art de la critique. Mais peut-on empêcher quelques malades d’y trouver (vainement) une thérapie qu’ils croient salutaire ?

Se sont-ils posé une seule fois la question de savoir si leur intervention est légitime, pressés qu’ils sont de se répandre (j’ai un autre mot qui vient à l’esprit, mais par trop…) dans un mail ou post brutal. Qu’expriment réellement leurs aboiements ?

« Le critique se montre beaucoup moins soucieux d'éclairer l'opinion que de paraître intelligent ». Marcel Aymé

A l’inverse, la critique constructive doit être entendue, acceptée. Elle fait partie intégrante du jeu, dès l’instant où l’on a décidé de publier, que ce soit sur un site ou un blog, une page facebook ! Cela ne donne pas pour autant un blanc-seing pour matraquer.

Quelques apprentis-sorciers se sont fait un nom, une réputation. Grand bien leur fasse, je préfère rester pour ma part, imparfait, que de perdre temps et énergie à leur répondre.

« La poutre qui est dans l’oeil de chaque critique lui sert de longue-vue pour apercevoir la faille qui est dans l’oeuvre de chaque auteur.» Erik Satie"

Jacques COURTOIS



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