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dimanche 19 octobre 2014

Bonne fête aux "René"

Histoire et caractère du prénom Rene


Le thème de la « seconde naissance » occupe une part-clé de l’ésotérisme chrétien, et le prénom René entretenait, dans les premiers siècles du christianisme, cet écho religieux et métaphysique. Ce très vieux prénom, même s’il semble aujourd’hui moins porté, n’a cependant jamais cessé d’être utilisé, surtout en France et en Allemagne, où la forme de Renate et Renata (Renée) continuent d’avoir cours. Le culte de saint René, évêque d’Angers, se manifesta en Anjou, mais aussi en Campanie, où saint René fut évêque à Sorrente – on ignore s’il s’agit du même saint… Il y eut sept autres saints et bienheureux qui furent des René, et notamment saint René Goupil (XVIIe siècle), jésuite au Canada, martyrisé par les Iroquois en 1642. Au caractère, René est aux prises avec « l’homme ancien » et « l’homme nouveau » qui se manifestent en lui ; sceptique, il peut devenir l’homme de la conviction ardente ; efficace et logique, d’une intelligence concrète, il confond parfois l’intuition et l’impulsivité ; passionné, il est cependant capable de suspendre son geste, ou d’attendre un moment plus favorable à l’action. Volontaire, mais par à-coups et éclipses, René cherche la droiture, la justice, l’autorité, et les trouve le plus souvent en lui et par lui. S’il aime, c’est à fond, fidèlement, avec toute la foi et l’excès, même, qui sommeillaient en lui. Gare, cependant, à qui trahit son amitié ou son amour ! En société, sa dualité psychique se révèle sans fard : René peut aussi bien se révéler agréable, affable et disert, que franchement indifférent, sinon désagréable. Il sème et il récolte, ardemment, fortement, avec une sincérité entière. L’échec ne l’atteint pas.

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